jeudi, février 23, 2006

Mise en abîme

Libération : A l'heure de Big Blogger

et cet autre

En France, tenir un blog n'est pas encore trop risqué car peu de détectives se lancent aux trousses du moindre faux pas interactif. De toute façon, «l'article L-121.8 du code du travail interdit de faire une enquête de préembauche», explique Christian Borniche, inspecteur privé. Mais «googler» les candidats (taper leur nom dans un moteur de recherche pour lire les pages qui les concernent) est devenu systématique chez les chasseurs de têtes. «Le salarié doit soigner sa "réputation en ligne", prévient Yannick Fondeur, économiste à l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires). Dans son blog, mais aussi à travers toutes les traces, souvent indélébiles, qu'il peut laisser sur l'Internet : le message posté sur le blog d'un autre, la signature d'une pétition en ligne... On a tendance à abandonner l'anonymat sur la Toile, à assumer ce qu'on dit. Ce qui peut devenir problématique : un message vite écrit sera plus ou moins bien orthographié, une réaction qui semblait pertinente le paraît moins l'émotion retombée...»

Vieux CV. Sur son propre blog, Jacques Froissant, directeur du cabinet de recrutement Altaïde, égrène ses conseils pour «gérer son image sur l'Internet» : «Faire un audit complet de tout ce que vous pourrez trouver sur le web vous concernant. Eliminer toutes les informations gênantes, comme le vieux CV laissant apparaître des divergences de dates avec le nouveau dans les mains du recruteur...» Surtout faire de son propre blog «une vitrine qu'on maîtrise», où on prendra soin de répéter souvent son propre nom. Pour que notre blog arrive en tête des pages nous concernant. Bien avant notre photo avec les cousins lors de la dernière fête familiale à Chasseneuil-du-Poitou.


de l'intérêt d'avoir un nom complètement bateau, le meilleur moyen d'échapper à google...

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